Le Réseau
Le Réseau Malien des Femmes Élues pour la Démocratie Participative (REMAFEDE) a été créé en 2009. Il accompagne les femmes déjà élues dans l’exercice de leur rôle et développe des actions qui visent à susciter l’intérêt des femmes pour la chose publique.
Nos objectifs
Développer les capacités de formation des femmes élues à l’action citoyenne et à l’engagement politique.
Éduquer la population en général, et plus particulièrement les femmes, à l’action citoyenne et démocratique.
Promouvoir une plus grande participation des femmes à la vie politique et soutenir, auprès de tous, l’exercice plein et entier de la citoyenneté.
Atteindre la parité entre les femmes et les hommes dans les instances démocratiques maliennes.
Former et accompagner les femmes susceptibles de s’engager à différents niveaux décisionnels, publics et privés.
Favoriser le réseautage entre femmes de différents horizons, afin d’assurer l’ancrage d’approches mixtes de la participation sociale et démocratique.
Contexte de création
L’égalité des genres et l’autonomisation des femmes font partie intégrante des OMD. Les femmes, qui constituent des actrices incontournables, devraient être prises en compte en tant qu’actrices, mais aussi comme cibles, en vue de la réalisation de ces objectifs. Les femmes constituent 53 % de la population malienne : tous s’accordent désormais à reconnaître que cette frange de la population devrait être mieux représentée dans le processus de prise de décisions.
Le Plan d’action de Beijing demandait que les femmes détiennent une « masse critique » de 30 % des sièges parlementaires, le niveau jugé suffisant pour susciter une modification des processus politiques nationaux. Au Mali, en 2009, l’Assemblée nationale comptait 10 % de femmes.
En 2015, le Gouvernement fait adopter par l’Assemblée nationale la loi N°2015-052 du 18 décembre 2015 pour promouvoir une meilleure représentation des femmes dans les instances nominatives et électives. Celle-ci fixe à 30 % la représentation de l’un ou de l’autre sexe aux postes nominatifs ; il en est de même au niveau des listes de candidatures présentées par les partis politiques : aucun des sexes ne peut constituer plus de 70 % des candidats. Elle prévoit également l’alternance des sexes : après deux candidats du même sexe, le troisième est du sexe opposé.
À la faveur de la loi sur le quota, les femmes ont fait une percée plus importante dans la vie publique. La situation faite par le CNDIFE en 2014-2015 révèle une meilleure représentation des femmes dans plusieurs institutions : Primature (14 % en 2015 contre 13,3 % en 2014), Assemblée nationale (13,9 % contre 13,5 %), Cour suprême (30,2 % contre 29,1 %), Haut Conseil des Collectivités Territoriales (9,1 % contre 7,3 %), Conseil Économique, Social et Culturel (18,2 % contre 15,3 %).
Au niveau du gouvernement, le nombre de femmes ministres est passé de cinq sur 31 en 2014 (16 %) à huit sur 35 en 2017 (23 %). Outre les secteurs sociaux qui leur étaient traditionnellement confiés, les femmes se voient confier des secteurs techniques comme l’Économie et les Finances, l’Équipement et le Désenclavement, l’Élevage et la Pêche, le Travail et la Fonction publique, l’Environnement, l’Aménagement du territoire ou l’Enseignement supérieur.
La représentation des femmes est en deçà de celle des hommes, d’abord au niveau des candidatures : à l’élection présidentielle de 2013, une seule femme figurait parmi les 28 candidats ; aux législatives de 2013, il y a eu 156 candidates sur 1 107 (14 %).
L’accès aux postes de responsabilité reste inégal, même si des progrès ont été réalisés sur la période 2007-2016. La législature 2014-2020 compte 14 femmes députées sur 147, contre 15 en 2007. Aux communales de 2016, elles sont 2 866 conseillères municipales (27 %), contre 927 sur 10 772 en 2009 (9 %). On dénombre onze femmes maires sur 701 en 2016 (1,6 %), contre neuf sur 703 en 2009 (1,3 %).
Il s’agit aujourd’hui d’accélérer l’intégration des femmes maliennes dans les systèmes décisionnels des collectivités locales. Le leadership féminin permet aux femmes de mobiliser du soutien en faveur de projets de développement communautaire, et la participation de certaines femmes à la gouvernance locale a un effet mobilisateur sur d’autres femmes.
Malgré la progression de leur représentation, l’influence des femmes dans la prise de décisions reste limitée. Le REMAFEDE se propose donc, d’une part, d’accompagner les femmes déjà élues dans l’exercice de leur rôle et, d’autre part, de développer des actions qui visent à susciter l’intérêt des femmes pour la chose publique.
53 %
de la population malienne est féminine
10 %
de femmes à l’Assemblée nationale en 2009
27 %
de conseillères municipales en 2016, contre 9 % en 2009
1,6 %
de femmes maires en 2016 (11 sur 701)
Notre stratégie
Organiser des sessions de formation et d’accompagnement offertes aux femmes intéressées par l’engagement politique, afin de les préparer à briguer les suffrages et à occuper des postes d’élues.
Soutenir et accompagner les femmes qui veulent développer leur potentiel de leadership, mieux comprendre le fonctionnement des instances et acquérir de nouveaux savoir-faire.
Permettre aux femmes de bénéficier de l’accompagnement d’une personnalité politique, pour développer un « savoir, savoir-faire et savoir-être » politique qui respecte leur authenticité.
Favoriser le réseautage des femmes de tous horizons, de tous âges et de toutes expériences, pour échanger, s’investir dans les instances décisionnelles et apprendre les unes des autres.
Nos actions
À travers des colloques, des forums, des ateliers ou des conférences.
Des livres, des vidéos, des publications papier ou électroniques d’information et de formation.
Des activités éducatives à caractère culturel : pièces de théâtre, chants et danses.
Des partenariats utiles à son action et à son rayonnement, au Mali et dans le monde.
Partenaires
Le REMAFEDE s’appuie sur des alliances et des partenariats utiles à son action et à son rayonnement.
Écrivez au secrétariat du REMAFEDE pour rejoindre le réseau ou proposer un partenariat.